Depuis 1991 le gouvernement burkinabé a entrepris des réformes, qui visent a établir les fondements d’un développement économique et social durable. En dépit des progrès notables enregistrés, l’incidence de la pauvreté reste élevée, surtout en milieu rural. 45% de la population vit en dessous du seuil national de pauvreté établi à 72 690 CFA (182 FS) par adulte et par an. Les besoins sociaux sont pressants et l’économie est très vulnérable aux perturbations extérieures, particulièrement aux fluctuations des matières premières et de l’approvisionnement énergétique. En 1995 le gouvernement burkinabé a présenté à ses partenaires au développement une Lettre d’Intention de Politique de Développement Humain Durable (LIPDHD). Dans celle-ci il s’engage à mettre en œuvre une stratégie de développement à moyen et long terme visant la réduction de la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie en milieu rural. Sur le plan politique, le processus de démocratisation entamé en 1991 se consolide. Les libertés publiques et individuelles sont garanties et le pluralisme est consacré. La société civile, dont l’émergence et l’essor a été favorisé par le contexte politique, voit son rôle s’accroître régulièrement. Le gouvernement a engagé un processus de décentralisation et une loi d’orientation de la décentralisation a été adoptée, visant une redistribution des rôles, des fonctions et des moyens entre l’état et les autres acteurs. En matière d’organisation du développement, la recherche d’une responsabilisation des communautés de base dans le libre choix et la réalisation des investissement s’est développé depuis une quinzaine d’année sous l’impulsion de l’état, de ses partenaires bilatéraux, multilatéraux et des ONG donnant naissance à des approches diversifiées. Ces dernières années, on observe une certaine convergence de ces différentes approches sur plusieurs aspects, mais beaucoup reste à faire en matière d’harmonisation pour une plus grande efficience des actions menées en faveur du monde rural. Le gouvernement a donc défini à travers une Lettre de Politique de Développement Rural Décentralisé (LPDRD) une stratégie nationale de développement rural décentralisé pour servir de cadre fédérateur aux différents programmes et projets visant le développement de communautés de base, afin de permettre un essor plus efficient des ressources et une couverture nationale de qualité en matière de lutte contre la pauvreté.
Date de création : 17/06/2007 @ 21:46
Dernière modification : 17/06/2007 @ 22:00
Catégorie : Contexte
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